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À la croisée des chemins : choisir l’amour plutôt que la peur

  • Writer: Nadine Duguay-Lemay
    Nadine Duguay-Lemay
  • Jan 16, 2022
  • 5 min read

Updated: Jan 21

Avant de me plonger dans la thématique du billet d’aujourd’hui, une mise à jour s’impose. Elle fait suite à mon texte du 23 décembre dernier, dans lequel je vous parlais de ma chirurgie. J’ai besoin de vous offrir ce contexte pour que la suite ait pleinement son sens.


Quand l’espoir revient… puis s’effondre

Comme je l’écrivais alors, la chirurgie s’était bien déroulée. Pendant environ six jours, je n’ai ressenti aucune douleur. J’étais portée par un immense espoir, convaincue que j’allais reprendre le travail le 4 janvier, transformée, presque renaissante.


Puis, la réalité m’a rattrapée.


La sonde installée pour stimuler le nerf occipital s’est déplacée — ce que mon neurochirurgien appelle une migration. Résultat : elle n’avait plus aucun effet. C’est rare, mais cela survient dans environ 10 % des cas. Il fallait bien que je fasse partie de cette minorité. Une nouvelle chirurgie est donc nécessaire pour repositionner la sonde.


Cette troisième intervention devait avoir lieu la semaine dernière. Or, en raison de la situation dans nos hôpitaux liée à la COVID-19, elle a été annulée. Et, à ce jour, nul ne sait quand elle aura lieu.


La douleur qui revient et la fatigue de devoir tenir

Dès que la stimulation a cessé, la douleur est revenue. Brutale. Envahissante. Difficile à gérer.

Pourtant, j’ai 34 ans d’expérience à composer avec cette douleur, dont les quatre dernières à un niveau jamais atteint. Malgré les médicaments, les marches, les siestes, les conversations avec mes proches… rien n’y faisait. Absolument rien.


Avec le recul, je crois que ce qui rendait cette crise si intense, c’est que, pour la première fois depuis longtemps, j’avais goûté à un traitement réellement efficace. Replonger dans la douleur tout en sachant que le soulagement existait, qu’il était là, à portée de main, mais inaccessible, a décuplé ma frustration.


Accueillir la déception, la colère… et la honte

Même si, en apparence, je gardais une attitude positive — « ce n’est qu’un obstacle, je ne me décourage pas » — je vivais une profonde déception. Il m’a fallu près de trois jours avant de reconnaître pleinement ce que je ressentais et de le verbaliser, lors d’une marche avec mon mari.


J’éprouvais aussi une forme de honte. J’avais écrit le billet du 23 décembre avec tant d’élan… et je me demandais si je n’avais pas été trop vite, comme si j’avais provoqué moi-même cette chute. Recevoir des messages de gens qui prenaient de mes nouvelles devenait inconfortable. Je devais sans cesse expliquer : « en fait… voici ce qui se passe ».


Traverser le désespoir sans s’y perdre

Ma première semaine de retour au travail a été particulièrement difficile. Un obstacle de plus.

Il y a eu des moments où je me suis demandé comment j’allais m’en sortir. Où je sentais le désespoir m’envahir, doucement, insidieusement. Tenir demandait une énergie que je n’étais pas certaine d’avoir.


Rebâtir doucement son énergie

Le week-end dernier, j’ai consciemment choisi de poser de petits gestes pour remplir mon réservoir d’énergie.


Je me suis inscrite à un webinaire, puis à un cours de cuisine (merci Jean-François Plante). J’ai cuisiné, marché, partagé de beaux moments avec ma famille.


Peu à peu, au fil de la semaine, j’ai senti mon dynamisme revenir. Mon énergie aussi. J’ai accepté le fait que je ne pouvais pas faire plus que mes 7,5 heures par jour — et c’était suffisant. La douleur était toujours là, mais elle ne dictait plus entièrement le récit de mes journées.


Faire de la place à la déception pour mieux la laisser partir

Lorsque le bureau du Dr El-Helou m’a confirmé l’annulation de la chirurgie, je n’ai pas été surprise. J’ai accueilli la déception… puis je suis passée à autre chose.


J’avais déjà fait de la place à cette émotion. Elle n’avait plus besoin de toute mon attention.


Choisir l’amour comme posture de vie, même dans l’incertitude

Ce matin, j’ai participé à un webinaire animé par la Dre Sophie Maffolini sur le thème Prendre soin de sa santé mentale sans complexe. Tout s’est mis en place.


L’une des réflexions centrales portait sur cette question : choisissons-nous le cercle vicieux de la peur ou le cercle vertueux de l’amour ?


Pour moi, la réponse s’est imposée rapidement. Je choisis l’amour.


Je ne peux pas contrôler ce qui se passe dans le monde, mais je peux choisir d’être bien avec moi-même. Je peux choisir, lorsque j’en ai l’énergie, de faire du bien autour de moi — dans mon travail, par le bénévolat, par ma simple présence.


Des émotions confortables et inconfortables, mais jamais inutiles

Une phrase entendue ce matin m’a particulièrement marquée : il n’existe pas d’émotions positives ou négatives, seulement des émotions confortables ou inconfortables.


Cela rejoint profondément ce que m’enseigne ma coach, Isabelle Lanthier : chaque émotion a un rôle à jouer, même la peur, même la honte.


L’essentiel est de prendre conscience de ce qui nous habite, de faire de la place à ces émotions afin qu’elles puissent circuler… et éventuellement se dissiper.


C’est exactement ce dont j’avais besoin après ma chirurgie : reconnaître la déception, la colère, la honte et la peur de l’inconnu, de cette troisième intervention à venir. Aujourd’hui, ces émotions ne consomment plus toute mon énergie. Elles ne dictent plus mon attention.


Ouvrir ses options pour reprendre son pouvoir

Il ne fait aucun doute dans mon esprit que nous sommes à une croisée des chemins. Il suffit de quelques minutes sur les réseaux sociaux ou dans l’actualité pour constater que cette pandémie amplifie des failles déjà existantes dans notre société.


Plus que jamais, choisir entre la peur et l’amour devient un acte essentiel de bienveillance envers soi-même.


Si vous vous sentez coincés, incertains, je vous invite à ouvrir vos options. Déposer une demande, explorer une avenue, envisager une possibilité — ce sont des gestes qui redonnent du pouvoir. Ouvrir des portes ne signifie pas devoir les franchir aujourd’hui.


On reprend le contrôle de sa vie lorsqu’on a des choix.


Des gestes simples pour soi, pour les autres, pour la communauté

J’aimerais conclure en saluant mon ami Armand Doucet, dont une publication ce matin m’a profondément inspirée. Il a décidé de poser, chaque jour, un geste pour lui-même, pour sa famille et pour sa communauté. Hier, c’était d’aller déneiger son voisinage avec sa petite fille.

Aujourd’hui, pour ma part, j’ai choisi de suivre ce webinaire, de cuisiner pour ma famille et d’écrire ce billet — pour vous, et pour moi.


Bonne semaine.

Et au plaisir de vous retrouver, dans l’amour, très bientôt.



À la croisée des chemins, choisir l’amour devient un acte de courage. Un pas à la fois. Une respiration à la fois.
À la croisée des chemins, choisir l’amour devient un acte de courage. Un pas à la fois. Une respiration à la fois.






 
 
 

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